Depuis 2 ans, je constate une nouvelle forme d’emploi aux États-Unis dans les sociétés de facture artistique : le travail gratuit. Généralement, il s’agit d’occuper temporairement un poste en contrepartie du prestige de l’entreprise et de figurer sur la liste des personnes prioritaires à un contrat de travail rémunéré.

Cette forme de travail gratuit traverse l’Atlantique et la SNCF s’en empare. Elle propose aux artistes de réhabiliter des lieux délabrés en contrepartie d’une exposition et d’une expérience artistique, avec le soutien du ministère de la Culture.

De nombreuses organisations syndicales s’en indignent :

  • CAAP (Comité des Artistes Auteurs Plasticiens),
  • SELF (Syndicat des Ecrivains de Langue Française),
  • SNAA-Fo (Syndicat National des Artistes Auteurs),
  • SNAPcgt (Syndicat National des Artistes Plasticiens),
  • SNSP (Syndicat National des Sculpteurs et Plasticiens),
  • UNPI (Union Nationale des Peintres Illustrateurs).

Elles  n’excluent pas de porter l’affaire en justice.
« Les appels d’offre et concours fautifs ou frauduleux sont légion dans les arts visuels », assurent les organisations qui « demandent l’abandon immédiat du programme AMI (sic) de la SNCF ». Une affiche détournée a d’ailleurs été mise en ligne, avec l’encouragement à la partager largement, pour dénoncer « l’appel au travail gratuit des artistes, pour valoriser le patrimoine de la SNCF ».

Bientôt, les artistes devront-ils payer pour travailler ?

>> sources
>> pétition en ligne