de Etgar Keret et Traduit de l’hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech, aux éditions Actes Sud, 20€

Dans son nouveau recueil, Au pays des mensonges, Etgar Keret nous transporte de monde en monde, au cœur d’univers surprenants, à la limite de l’extraordinaire. Des lieux et des personnages plus étranges et incongrus les uns que les autres mais qui nous semblent pourtant bien réels, presque palpables. C’est là que réside la force des nouvelles de l’écrivain israélien : dans sa capacité à nous faire croire que l’on peut rencontrer, au coin de la rue, un poisson d’or qui réalisera trois de nos souhaits, un quartier sur lequel le soleil brille toute l’année, un jeune homme qui possède deux enveloppes corporelles et deux personnalités bien distinctes, ou encore que l’on peut retrouver tous les personnages de nos mensonges dans un univers parallèle où ils subissent les mille et un tourments que nous leur inventons !
Par sa force de narration et de persuasion, l’écrivain embarque le lecteur dans sa propre imagination. Trente-neuf textes, de longueurs diverses, qui abordent des thèmes graves ou lumineux comme la violence, l’amour, la solitude ou la prise de conscience…

Écrivain, scénariste, auteur de bandes dessinées, cinéaste, Etgar Keret est né à Tel Aviv en 1967, ses nouvelles sont publiées chez Actes Sud et sont traduites dans plus de trente-quatre pays…
À retrouver en Babel : La Colo de Kneller (2001), Crise d’asthme (2002), et Un homme sans tête et autres nouvelles (2005).

(Marianne Kmiecik)

Paru en septembre 2011. Nouvelles. 12×22 Cm. 205 pages.