Le Brésil, dont les prisons et le sort des détenus sont aussi exécrables qu’en France, mène une expérience audacieuse : la réinsertion par la lecture.

C’est le projet original imaginé par le gouvernement brésilien et mis en place dans 4 prisons fédérales. Intitulé « Rembolso a través de la lectura » (remboursement à travers la lecture, en traduction littérale), le programme prévoit de réduire de 4 jours la peine d’un détenu pour chaque livre lu. Cette remise de peine ne concerne que les 4 prisons fédérales du pays qui comptent les prisonniers les plus importants du pays.
Les prisonniers ont quatre semaines pour lire un livre et rédiger une fiche de lecture. Les participants peuvent sélectionner leur lecture parmi une douzaine d’ouvrages de la philosophie à la science en passant par les grands classiques de la littérature. Les détenus peuvent ainsi bénéficier jusqu’à 2 mois de remise de peine par année de condamnation.

Ce projet offre une ouverture vers le monde extérieur et une libération intellectuelle des détenus.

En France, les détenus ne pourront pas bénéficier d’une telle mesure et aucune expérience ne sera menée. Pourtant de nombreux intellectuels, des associations de réinsertion, et des bibliothécaires en milieux carcéraux ont soutenu l’amendement à la réforme pénale inspirée de l’expérience brésilienne, mais celui-ci a été rejeté à l’Assemblée nationale.