Elle désirait ce poste plus que tout, avec une avidité farouche qu’elle ne se soupçonnait pas. Ce job c’est celui d’assistante de Lucy Fiamma, agent littéraire très renommée aux États-Unis. Elle c’est Angel Robinson, la narratrice. Passionnée dès son plus jeune âge par les livres, son seul point d’ancrage dans le mouvement perpétuel que lui a imposé alors sa mère, célibataire et hippie en quête permanente de réponses, incapable de rester longtemps dans la même communauté. Elle a travaillé dans une librairie, La Lune Bleue, qui vient de fermer sa porte.
Lucy Fiamma est une bosseuse survoltée qui vit à l’heure de New York, bien qu’elle ait établie son agence sur la côte ouest, et impose son rythme de travail effréné à ses quatre collaborateurs. Elle s’est rendue célèbre par quelques gros coups ; entre autres elle a vendu à un éditeur new yorkais Froid ! l’autobiographie d’un auteur Inuit inconnu, Karanuk, qui a remporté un immense succès.
Angel est rapidement fascinée par cette femme impressionnante, irrésistible, étonnante et trépidante tout à la fois mais aussi follement exigeante. Ambitieuse elle comprend qu’elle a en Lucy un excellent professeur. Remarquable lectrice elle sait vite détecter le potentiel d’un manuscrit et convaincre l’auteur de l’amender dans le sens qu’elle souhaite. Elle va être à l’origine de plusieurs succès et devenir ainsi indispensable à sa patronne Lucy. Sa vie personnelle souffre des longues heures qu’elle doit consacrer à sa vie professionnelle.
Parmi les nombreux manuscrits qu’elle reçoit celui d’un auteur anonyme qui lui est adressé chapitre par chapitre retient son attention. Vite conquise par l’intrigue et la qualité littéraire de ce texte elle entretient, en marge de Lucy, une relation épistolaire, via internet, avec son auteur. Jusqu’au jour où elle prend conscience que ce roman s’inspire de sa propre vie…

Un premier roman au rythme rapide tout à fait réussi qui décrit de façon pétillante le milieu de l’édition et tient le lecteur en haleine grâce à un suspens fort bien agencé.

Roman. 366 pages.