Contes-fee-verte-Britede Poppy Z Brite, aux éditions Folio SF, 7.40€

Poppy Z. Brite est une auteure trop peu connue du grand public. Au début des années 90, cette damoiselle a écrit bon nombre de romans et de nouvelles relevant à la fois de la culture gothique et du Splatterpunk. Le splatterpunk est un courant littéraire propre à l’horreur, avec pour caractéristiques entre autres, des scènes très crues. Souvent présentée comme une copycat de Anne Rice, son univers a la sensibilité du poète et l’oeil impassible du chirurgien.

Les contes de la fée verte regroupe douze nouvelles, dont la plupart se déroulent dans la ville de la Nouvelle Orléans. Comme bien des écrits de Poppy Z. Brite, tous les textes sont malsains. C’est cru, c’est violent, c’est gore. Ca vous pince l’estomac. On a envie d’arrêter de lire. Une fois le livre reposé, les lignes reviennent en mémoire, vous hantent, vous rongent. Alors il ne reste plus qu’à se remettre à lire pour répondre à l’impétueux besoin de lire ces nouvelles horribles. Masochisme ? Possible. Fascination ? Sans aucun doute.

Toujours est-il qu’on se prend au jeu. On suit des êtres, majoritairement des jeunes hommes, dont la vie va se transformer en indicible horreur. Le titre étant bien trouvé, bon nombre de ces horreurs incluent des doses conséquentes d’alcool (d’absinthe précisément). Mêlant zombies, pilleurs de tombes, vampires, déesses sanguinaires avec beaucoup de brio, ce recueil n’est pas cependant à conseiller à tous. Le style de Poppy est simple, elle appelle un chat un chat et un viscère un viscère. Aucune équivoque possible, ni de jolis mots pour vous faire passer la pilule sanguinolente.

Nonoko