de Philippe Doumenc, aux éditions Actes Sud, 18€

Et si Emma Bovary avait été suicidée ? Avant qu’un spasme l’emporte, Emma a juste pu murmurer à l’oreille du professeur Larivière : « Assassinée pas suicidée ». Par ailleurs le docteur Canivet a détecté des traces de contusion sur le cou d’Emma. Deux policiers dépêchés à Yonville enquêtent.
Charles, sous son aspect pataud, mari bafoué publiquement, n’est-il que ce provincial mal dégrossi ? L’arsenic ne provient-il pas de l’officine d’Homais, le pharmacien, qui regardait Emma, que sa femme jalousait, avec concupiscence ? Rodolphe, pour sa part, ne commençait-il pas à se lasser de sa jeune maîtresse ?
Interrogatoires et reconstitutions se succèdent mettant en lumière de nouveaux suspects.
Tout cela est brillamment et fort habilement mené. Et suscite l’irrésistible envie de se (re)plonger dans le roman de Flaubert.

Paru en février 2007. Roman. Broché. N&B. 190 pages.