Les collégiens de la Vienne venant de lui décerner le Prix 2012 du roman historique, c’est l’occasion de revenir sur ce livre, de monter à bord de la Ford A pour suivre la route de la désolation qu’on emprunte un jour et qu’on ne peut plus jamais quitter.

Etats Unis, les années 30. Quand Gayle Hudson découvre dans le Los Angeles Times les détails de l’affaire sous le titre Les Enfants du Crime, il pense tenir l’idée d’un bon article et fait jouer toutes ses relations pour interviewer June Madero, principale protagoniste de l’affaire.
Dans le quartier des femmes de la prison de San Quentin, c’est une adolescente de 17 ans qui se présente devant le journaliste. Peu à peu elle se confie avec maladresse et timidité, déroule son histoire, son amour absolu pour David avec lequel elle s’enfuit sur les routes de la Californie, un chemin passionnel ponctué par le vol, le kidnapping et le meurtre.

L’auteur nous plonge au cœur des photos de Walker Evans, entre l’histoire de la grande dépression, romance et actions. Le récit que livre June est poignant et sans concession, et la présence du journaliste apporte une distance subtile aux drames sociaux et criminelles.

Un beau roman pour les lecteurs de niveau quatrième/troisième.

 

Desolation Road
de Jérôme Noirez

Aux éditions Gulf Tream, collection Courants Noirs, 12 €