de David Toscana et Traduit de l’espagnol (Mexique) par François-Michel Durazzo, aux éditions Zulma, 18€

Lucio est bibliothécaire sans lecteur à Icamole, un village du Mexique où il ne pleut jamais. Il trompe le temps et sa faim (il n’a plus été payé depuis longtemps) en accomplissant la mission qu’il s’est inventée : évaluer parmi les romans qu’il continue de recevoir ceux qu’il peut proposer à d’hypothétiques visiteurs et ceux qui finissent en enfer, une pièce obscure où les cafards les dévorent.
Un fait divers bouscule cette immobilité : le fils de Lucio trouve le corps d’une fillette dans son puits, le dernier du village à avoir de l’eau. Son père, à qui il demande conseil, va chercher dans les livres qu’il a lu l’explication du drame –et les réponses à lui apporter. Où va l’amener sa logique folle ?
On est dans une construction à la Borgès, puisque tous les romans qui interviennent dans l’histoire principale sont eux aussi inventés par l’auteur… C’est au bout du compte une fable, poussée à l’absurde, sur les rapports entre l’imaginaire et la réalité. Peut-être aussi sur les méfaits de la lecture !

Paru en janvier 2009. Roman. 13×19 Cm. Broché. 214 pages.