François Hernandez présente Marceline Desbordes-Valmore

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Organisé par La Cie des Ecrivains du 82

mercredi 17 mai - 17H3019H00 - à La librairie Deloche

Marceline Desbordes-Valmore, cantatrice, comédienne, poète et femme de lettres, naît dans une famille de la petite bourgeoisie, ruinée par la Révolution.

Fin 1801, après un séjour à Rochefort et un autre à Bordeaux, la jeune fille et sa mère s’embarquent pour la Guadeloupe, île appartenant à la France depuis 1635, afin de chercher une aide financière chez un cousin aisé, installé là-bas.

Le voyage entrepris, qui devait être un nouveau départ devient un véritable calvaire. D’une part, la traversée en bateau, qui dure plus que prévu affaiblit les deux femmes, d’autre part, une épidémie de fièvre jaune se déclare en Guadeloupe et emporte, en mai 1803, la mère de la jeune fille. En outre, des troubles politiques agitent l’île et la situation du cousin ne se révèle pas aussi bonne qu’on le disait : l’aide qu’il apporte est donc bien maigre.

De retour en métropole près de son père à Douai, à seize ans elle devient comédienne, spécialisée dans les rôles d’ingénue, et cantatrice. Sa rencontre avec le compositeur belge Grétry lui permet de se produire à l’Opéra-Comique de Rouen en 1805. Au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles elle incarne Rosine dans le “Barbier de Séville”.

Elle se produit à l’Odéon de Paris à partir de 1808 ou elle crée notamment des rôles de Pigault-Lebrun. Elle y rencontre Henri de Latouche qui sera son amant secret pendant 30 ans. Il lui donne un fils qui décède à l’âge de 5 ans en 1816.

En 1817 elle se marie avec un acteur peu reconnu, Prosper Lanchantin dit Valmore. Ils mèneront une vie d’errance, matériellement difficile et marquée par les deuils. Elle perd un bébé puis ses deux filles. Seul son dernier fils survit. Menant une carrière militaire il sera prisonnier pendant sept années.

En 1819, elle publie son premier recueil de vers, “Élégies, Marie et romances”, que suivent “Élégies et Poésies nouvelles” (1825), “Poésies” (1830), “Les Pleurs” (1833), “Pauvres fleurs” (1839), “Bouquets et prières” (1843), et plusieurs recueils de contes et nouvelles en prose.

Ses poèmes son appréciés pour leur style, leur musicalité et l’émotion vraie qu’ils inspirent. Lamartine, Béranger, Vigny, Baudelaire, Verlaine et Hugo qui sera un ami fidèle, l’admirent. Une pension de 1500 francs et plusieurs prix académiques lui sont accordés.

Après avoir perdu quatre enfants, son frère et de nombreuses amies, elle s’éteint dans le désespoir le 23 juillet 1859 laissant un dernier recueil qui est publié à titre posthume

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