feivelChinois

de Philippe Smolarski, aux éditions Castor Astral, 17.90€

Ce roman d’aventures et d’espionnage se présente comme le 5ème tome des mémoires d’un personnage étonnant et, avouons-le, séduisant.

Feivel est né en 1890 dans la seule famille juive d’un village polonais. Autant dire qu’il prend vite l’habitude de lutter contre l’adversité. Heureusement, il est courageux, intelligent, cultivé et de robuste constitution. A 15 ans, il sauve une gamine de sa classe d’un viol collectif puis abat un officier qui tenait des propos antisémites. Obligé de fuir, il est embauché comme videur dans un bordel, début d’une relation fructueuse avec le syndicat du crime. Très vite, il en grimpe les échelons et se retrouve à la tête d’un gang de trafiquant de drogues à Hambourg, Marseille puis la Chine où ses affaires prospèrent.

Mais en 1941, angoissé par le sort de sa famille, prisonnière du ghetto de Varsovie, il décide de rentrer au pays. C’est ici que commencent véritablement les Carnets du Ghetto.

Intrépide et généreux, accompagné de deux de ses fidèles lieutenants, Walter, l’ancien boxeur Juif Allemand et Meiling, la ravissante et impitoyable Chinoise, il se jette délibérément dans la gueule du loup. Grâce à son argent, à ses relations mafieuses, à son habileté, il va se sortir de mille situations périlleuses, dans ce lieu maudit en plein cœur de la folie humaine. Il va aussi rencontrer l’amour avec la jeune Maria.

Cette histoire, bourrée de détails véridiques est d’un rythme haletant, endiablé. Les aventures s’enchainent au point que l’on ne peut lâcher le livre.

L’auteur, Philippe Smolarski, historien et archéologue est un éminent spécialiste de l’art asiatique. Espérons qu’entre deux expositions des Trésors de Taijin, il nous livrera la suite des mémoires de Feivel le Chinois.