de Pablo Martín Sánchez, traduction de Jean-Marie Saint-Lu,
Ed. La contre allée, 224 pages, 18 €.

frictions-02« Quand on ne sait pas quelle est la meilleure façon de révéler un secret, on choisit, dans le meilleur des cas, la ligne courbe ; dans le pire, l’ arabesque. Parfois, on en vient même à écrire une nouvelle. »

Roberto Bolaño sort des toilettes, la Mort en jean et T-shirt frappe à la porte, Nemesio naît le jour où Armstrong marche sur la Lune… Avec le bien nommé Frictions, puzzle littéraire borgésien et jubilatoire, Pablo Martín Sánchez provoque des rencontres insolites, se joue des genres pour mettre en scène des univers décalés et mystérieux, nous entraîne au devant de chutes aussi vertigineuses et terribles que joyeuses et saisissantes.
« Elle portait un jean déchiré et un T-shirt orange avec un dessin de Donald. C’ est pourquoi j’ ai été tout étonné quand elle est entrée dans ma chambre et m’ a dit :
— Salut, je suis la Mort.
Il fallait à tout prix gagner du temps, alors j’ ai répondu la première chose qui m’ est passée par la tête :
— Pardon, mais tu n’ y es pas du tout : la Mort, c’ est moi. »