Il[MidRes]de Derek Van Arman Traduit de l’américain par Johan-Frederik Hel Guedj, aux éditions Sonatine, 23€

La plupart des tueurs en série ne vivent pas isolés, au milieu des bois ou au fin fond d’un asile. Ce sont vos propres voisins. Ce sont des individus que vous croisez aux réunions de parents d’élèves ou aux matchs de base-ball. Ils prennent  le bus avec vous, leurs enfants jouent avec les vôtres.
Voilà ce que dit John F. Scott, directeur du département fédéral en charge des crimes violents et spécialiste des tueurs en série.
Ce roman, ce thriller, nous donne un aperçu d’un rare réalisme sur les méthodes d’investigation de la police américaine. A tel point que l’auteur a été mis en examen par le FBI afin qu’il livre ses sources. Ce livre publié en 1992 aux Etats-Unis est resté inédit en France jusqu’à présent en raisons donc des problèmes judiciaires de son auteur.  Derek Van Arman est un pseudonyme. Il est son seul roman.
Une mère et ses deux filles sont sauvagement assassinées. Mise en scène macabre. Jack Scott va se lancer sur les traces du tueur.
Je ne peux pas vous en dire plus. Par contre voici quelques-uns des protagonistes de ce thriller :
Elmer Janson a 10 ans. Son chien, Tripode, n’a que trois pattes. Il découvrira dans un vieux Bowling abandonné une pièce de monnaie datant de 1863 et le cadavre d’une jeune fille décédée de cause inconnue à la fin du XIXe siècle.
Diana Clayton, 39 ans, a deux filles et un lapin angora.
Elmer Janson, sa maman, Diana Clayton et ses deux filles vont être des proies pour le tueur en série.
Frank Rivers, 38 ans, inspecteur de la police du Maryland, s’intéresse au cadavre découvert par Elmer alors que son patron lui intime l’ordre de se concentrer sur un des meurtres du tueur en série.
John Paterson, 48 ans, père de Debra, 16 ans, devient fou d’inquiétude lorsqu’elle ne rentre pas des courses  qu’elle a été faire. D’autant que sa voiture aussi a disparu.
Gregory Corless est un pervers  mou, la cinquantaine obèse, qui a le courage de rendre bien réel ce qui chez les autres reste à l’état de fantasme. Ce qui lui voue l’admiration de Seymor Blatt, un type anguleux au cou maigre qui conduit un van Dodge blanc dans lequel il y a des photos de filles nues et là-bas dans le fond une femme geignant sous une couverture.

Quelques extraits :

Concernant McQuade, médecin légiste.
Cela commencerait pas de longues heures fastidieuses sans nourriture et sans sommeil : McQuade , voûté au-dessus d’une table d’opération chromée, ne s’accorderait pas le moindre répit. Il déterminerait d’abord l’âge et le sexe de la victime. Ensuite, il calculerait l’épaisseur des tissus musculaires et faciaux, rapportée à celle de l’os. Tous les fragments manquants seraient moulés dans du plâtre et ajoutés, afin de combler les vides. A partir de là, il calculerait et reproduirait les volumes faciaux de la victime, retrouvant la réalité avec l’argile du sculpteur.

Concernant les tueurs juste après qu’ils aient massacré une jeune femme.
Et ils avaient envie de rester là pour l’éternité, immobiles, sans un bruit, sans rien pour les interrompre ; jamais ils ne vivraient un moment plus délicieux que celui-ci.
Le simple geste de tuer leur faisait plus de bien que le rêve le plus délicieux, plus de bien que des tombereaux d’argent, plus de bien que de posséder la planète entière.

Si vous aimez les thrillers hard et/ou si vous êtes fascinés par les tueurs en série ce livre est pour vous.