de Rosa Montero et traduit de l’espagnol par Myriam Chirousse, aux éditions Métailié, 20€

Au début, un roman noir. Dans la grande ville madrilène, rode un tueur en série. S’agit-il de ce médecin urgentiste qui bâcle ses consultations pour se réfugier dans les espaces virtuels de Second Life ? A moins que ce ne soit ce chauffeur de taxi de nuit qui ne se remet pas de la mort de sa femme ? Ou serait-ce cette superbe prostituée africaine accrochée à la vie grâce à son lézard qu’elle croit porteur de l’âme de son frère ? Ou encore cette vieille scientifique qui s’alcoolise toutes les nuits avec dignité dans le bar de l’Oasis, en face du bordel où officie l’Africaine et où vient se restaurer le veuf ? Dans le violent chaos de la modernité, l’écrivain-démiurge va faire se croiser les destins de ces quatre personnages et nous offrir le réconfort d’une fin allégorique cousue de fil rose. A défaut de nous délivrer des « instructions pour sauver le monde », elle nous rappelle la vieille recette pour sauver nos vies.

Extrait :
« Luzbella était l’une de ses personnes qui ont passé leur vie à prendre soin de tout le monde mais dont personne n’a jamais pris soin. L’un de ces êtres bons et stoïques qui ont une existence misérable et qui, néanmoins, s’acharnent à pressentir encore, contre tout pronostic, la beauté du monde. ( …) Pour celui qui a été en enfer, la vie quotidienne est l’abondance ».

Paru en janvier 2010. Roman. 14×22 Cm. Broché. 269 pages.