de Alain Monnier, aux éditions Flammarion, 17€

La rue, la misère, la faim, le froid, la peur. Il connaît tout cela lui qui, cadre dans une imprimerie, fut licencié brutalement. Les traites du pavillon de banlieue continuent de tomber, le chômage lui est enlevé. On ne voit pas s’affaisser le monde quand on glisse avec lui, dans le même mouvement, à la même allure.
Un jour il est à son troquet habituel, au bout du comptoir, avec un verre de vin, le regard vide. Dans sa poche des cachets. Le drôle de type qui le regarde étrangement depuis plusieurs jours l’aborde.
– Je peux vous aider. – Rien ne peut m’aider. – À en finir. Je posai mon verre interloqué. – Sans aucune souffrance… poursuivit-il de sa même voix basse.
Il l’emmène dans une immense bâtisse bourgeoise, à l’allure de château d’opérette, lui offre à dîner. Ensuite il doit jouer à la roulette russe – Chez nous on appelle ça la Belle Roue – devant un public d’hommes en smoking et de femmes en robes de soirée largement décolletées. S’il s’en sort il aura mille euros. Il pourra revenir d’autres fois…
Un roman troublant par l’auteur de Parpot , de Les Ombres d’Hannah de Givrée , des livres qu’au fil des ans je vous ai conseillés.

208 pages.