de Richard Andrieux, aux éditions Héloïse d’Ormesson, 15€

José a neuf ans. Il réinvente tout. Dans son monde, ses histoires et ses amis – son lit qu’il appelle voyage, son bureau chêne, sa petite bibliothèque bataille, le plafond de sa chambre nuage – lui appartiennent. Pas question de les partager. Dès qu’il peut il reste seul. À l’école, durant la récréation, il va s’asseoir seul sur un banc, toujours le même, qu’il appelle courage. Il est bien ainsi. Les autres il s’en moque.
Son aventure est intérieure et son intérieur est aventure. Même avec sa maman il ne parle pas. Rien ne semble pouvoir le rappeler à la réalité, le sortir de son enfermement.
On pense au Petit Prince, livre que sa mère a offert à José pour ses sept ans. En posant le livre sur bataille José avait dit merci, sachant qu’il n’en lirait jamais une ligne.
Que se passe-t-il lorsqu’un jour le cheval ne s’envole plus, le plafond reste blanc, le lit et le bureau ne sont que des meubles, lorsque tout est à sa place dans sa chambre, sauf lui… ? José reviendra-t-il de cet ailleurs dans lequel il se mure ?
Un conte moderne, cruel et initiatique, mais pas désespéré, qui va vous prendre à la gorge et dont vous vous souviendrez longtemps .
Une belle surprise de la rentrée littéraire.

Roman.