de John Kennedy Toole et Traduit de l’anglais par Odette Micheli, aux éditions Robert Laffont, collection Pavilllons, 7.90€

Merveilleuse surprise que cette nouvelle édition du tout premier roman de Toole. Il faut dire que l’héritage du maître, en dehors de la Conjuration des Imbéciles (qui lui valut le Pulitzer à titre posthume), tient à ce seul opus. Ecrites à l’âge de seize ans, ces pages laissent tout à la fois transpirer une acuité de vision, une douleur sourde, et une joie féroce à l’exercice de la plume.
La bible de néon, c’est cette enseigne suspendue au-dessus de l’église d’une petite ville, dans le Sud des Etats-Unis. David, enfant d’une famille modeste, y grandit, en bute au mépris d’une population dont le pas est réglé sur celui du pasteur, tyrannique et omnipotent. Le jeune garçon ne trouve de refuge qu’auprès de sa tante Mae, ancienne gloire de la danse qui va devenir sa nourrice, son amie et sa confidente. Une série de drames finira par pousser David à quitter la ville…
Evocation poétique de l’enfance, critique du fanatisme religieux, peinture sociale de l’Amérique des années 40, la Bible de Néon est un de ces livres indispensables dont le goût demeure, longtemps après la lecture.
(Aurélien)

Paru en mai 2008. Roman. Tout public. 13×19 Cm. Broché. 233 pages.