conjurationImbecile2de John Kennedy Toole, aux éditions 10/18, 9.60€

L’histoire de ce livre et l’histoire racontée dans ce livre ont bien de points communs, notamment dans  l’humour noir.
L’histoire du livre d’abord : il a été écrit dans les années 60 par un habitant de la Nouvelle Orléans qui se suicide à 31 ans parce qu’il n’a pas trouvé d’éditeur. Grâce à l’obstination de sa mère et à l’enthousiasme de l’écrivain Walker Percy, il va enfin être édité en 1980. Immédiatement, il rencontre le succès et reçoit le Prix Pullitzer en 1981. Aujourd’hui, il est au rang des grands classiques à la fois de l’humour américain et de la littérature du Sud et a été traduit dans une vingtaine de langues.

Et maintenant l’histoire racontée :
Son titre, d’abord : la Conjuration des imbéciles fait référence à une citation de Swift mise en épigraphe : « Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on le peut reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui »,
Il met en scène un personnage antipathique, maladroit, flatulent qui vit sans vergogne aux crochets de sa mère, Sa grande connaissance de la littérature médiévale ne l’aide en rien à s’insérer dans une société qu’il déteste et vitupère au fond de son antre à longueur de cahiers. Walter Percy le décrit comme « un Oliver Hardy délirant, un Don Quichotte adipeux, un Thomas d’Aquin pervers ». J’ajouterais pour ma part un Père Ubu impuissant, un Pantagruel maladif. Or voilà que ce pauvre garçon doit travailler, passant d’un petit boulot à un autre. « Chacune de ses expériences, écrit Walter Percy, devient une folle aventure, un désastre absolu, Et pourtant, chacune, comme dans Don Quichotte, a sa propre logique mystérieuse ».

Chômeurs, ne lisez pas ce livre au risque d’être dégoûtés à jamais de trouver du travail !

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