de Robert Littell, aux éditions J’ai Lu, 6€

Robert Littell est un des grands du roman d’espionnage. La guerre froide lui a inspiré de remarquables romans. On pouvait donc craindre qu’avec la chute du mur de Berlin sa source première d’inspiration se soit tarie. Il n’en est rien.
À preuve sa monumentale La Compagnie : le grand roman de la C.I.A. (disponible en Points Seuil : 1215 p. 9,95 €) et son dernier roman Légendes, paru en 2005, le meilleur roman d’espionnage que j’ai lu depuis longtemps (J’ai lu. 7,60 €).
Les éditions J’ai lu nous proposent, en format de poche, La défection de A. J. Lewinter, paru en 1973, alors que l’auteur avait juste vingt ans…
1963. L’ingénieur américain A. J. Lewinter, détenteur d’informations top secret, s’enfuit à Moscou. Pour les américains c’est un traître. Pour les russes c’est, peut-être, un agent infiltré. Lewinter essaie de persuader les russes qu’il ne cherche qu’à obtenir les moyens financiers nécessaires à la mise au point d’un procédé d’élimination des ordures ménagères dont il est l’inventeur.
Une formidable partie de poker menteur s’engage.
Avec ce roman fort bien construit, Robert Littell fait preuve d’une étonnante maîtrise du genre.
Si vous aimez les romans d’espionnage vous allez vous régaler.
Si vous n’en avez jamais lus, lisez celui-ci et vous serez convaincu que ce genre
peut procurer de vifs plaisirs de lecture.

280 pages.