de David Foenkinos, aux éditions Gallimard, 16€

Nathalie et François se sont rencontrés dans la rue. Au bout de trente secondes il parvient à la faire sourire. Il lui propose d’aller au café ce qu’elle accepte. Et là, dès l’entrée du roman, une page d’anthologie (page 14). Il lui demanda ce qu’elle voulait boire. Son choix serait déterminant. Il passe en revue les boissons possibles et arrive à la conclusion que si elle choisit un jus d’abricot, ce qui serait parfait, il l’épouse. Ils se marient et vivent en bonne harmonie.

Ce dimanche matin là, elle lit un auteur russe. Lui, avant d’aller courir, se penche sur elle, et lui dit quelque chose. Étrangement, elle ne se souviendrait pas de ces mots. Leur dernier échange se volatiliserait. Et puis elle s’endormit. François se fera faucher par une voiture et mourra.

Les années passent. Nathalie, qui est d’une beauté à mettre des points de suspension partout, travaille dans la filiale d’une société suédoise. Charles, le patron empressé et trop pressé tente sans succès de la séduire. Markus, ce collègue suédois, gaffeur, maladroit, décalé, mais délicat, saura-t-il la surprendre ?

Un roman cocasse et drôle avec des personnages touchants plein de charme écrit dans une langue subtile, légère et grave à la fois. Par l’auteur, qui a décidément le chic pour trouver de bons titres, de : Inversion de l’idiotie, Entre les oreilles, Le potentiel érotique de ma femme, Qui se souvient de David Foenkinos, Nos Séparations.

200 pages.