bibowde Axl Cendres, aux éditions Sabacane, collection Exprim’, 15,50€

Est-ce que t’es prêt à prendre une grosse claque dans ta gueule ? Alors va donc lire ce roman où Bibow Bradley himself raconte sa putain d’vie d’merde ! Elle commence dans un village paumé des US. Il connait pas son père ; sa mère non plus, ou alors elle hésite entre une bonne demi-douzaine de types. Au début, sa mère habillait Bibow en fille. Qu’il ait une bite, elle en avait rien à foutre ! Elle voulait une fille, elle l’habillait en fille ! Point barre. Puis quand elle a eu une fille pour de vrai, elle l’a, comme qui dirait, abandonné à son grand père et ses potes poivrots.

Et c’est comme ça que Bibow grandit, au milieu de tous les tocards qui fréquentent le bar du grand-père, qu’applaudissent des deux mains ce héros d’Mac Carthy (enculés d’cocos qui bousillent la jeunesse). Enfin, quand la télé passe le premier concours de Miss América, les filles étaient tellement presque à poil, qu’une armée d’soviets aurait pu bombarder l’bar, personne s’rait sorti.

A 16 ans, les potes du grand-père s’assurent que Bibow n’est pas pédé : on l’emmène aux putes.

A 18 ans, pendant qu’la télé diffuse les bombardements du nord Vietnam, le grand-père vétéran d’45, tape l’épaule de Bibow : « ça c’est ta guerre, mon p’tit ! »

A 19 ans, Bibow est dans un bateau grand comme un immeuble couché, direction le Vietnam. Tous les gars sont des pauv’ types, tellement, que c’est moins chiant de s’faire chier que d’leur parler.

C’est là Bibow tourne vraiment psycho.

Oui, ce roman jeunesse est vraiment génial ! On y parle de drogue, de Woodstock, de redneck, de guerre, de folie car tout ça fait partie de la vie. Oui c’est un livre génial avec son ton cru, son humour caustique, ses anti-vampires pleurnichards, ses anti-fantasy conventionnelles, son anti littérature presque.

Un roman délirant pour tous ceux qui ne craignent pas de pointer le curseur sur 2nd degré.

Nonoko

A découvrir : une interview de l’auteur.