de Frédéric Fiolof,
Ed Quidam, 12€.

« Force est de constater qu’il y a un nombre considérable de détails à régler. Les poissons-scies ne scient jamais rien, certains oiseaux ont un bec si lourd qu’ils peuvent à peine se nourrir, des enfants ont dans les yeux toute la vieillesse du monde, chaque homme est fait de beaucoup d’eau qui ne désaltère pas… Autant lire l’heure sur une horloge foudroyée ! Du coup, il se sent moins seul. Il lève les yeux au ciel et dit Mon Dieu, toi non plus tu n’as pas l’air tellement bricoleur. »

Tout près et très loin de lui, il y a sa femme, ses enfants, sa peur, ses morts, un ange intermittent et une vieille fée à bout de souffle. Saisi d’étonnement perpétuel, il flotte entre ses souvenirs, ses rêves éveillés et l’âpreté de la vie.
La Magie dans les villes parle de ce qu’il reste lorsqu’on a renoncé à tout. C’est aussi le portrait d’un homme désaccordé, banal et extravagant, qui porte la vie comme un costume mal taillé.