de Vincent Wackenstein, aux éditions Le dilettante, 16€

Tout allait pour le mieux sur l’Arche de Noé, qui voguait gaillardement depuis quelques semaines, lorsqu’on découvrit un couple de dinoZores en fond de cale.
Dieu – aussi appelé « le Patron » – avait lancé cette opération au nom de code d’Arche d’Espoir, sous le prétexte d’une vague mission d’études sur l’adaptabilité au mal de mer des couples d’animaux en milieu clos.

C’est un phacochère qui prit sur lui, la casquette à la main, d’aller prévenir Noé de la présence des dinoZores. Noé ne s’y trompa pas : Sale affaire se dit-il. Mais il était bien loin d’imaginer, tout comme le lecteur, toutes les conséquences que cette découverte allait entraîner sur la suite de son périple. Deux dinoZores sur les bras, en pleine mer, avec le ciel qui restait bouché… D’autant que Noé propulsé sur les mers, s’il était fier d’avoir été choisi, était avant tout un terrien, un homme des villes, nourri au bitume.

Je vais me contenter de vous donner les titres de quelques chapitres pour vous mettre l’eau – de mer – à la bouche : chap. deuxième : Où les tristes penchants sexuels de Noé sont dévoilés au lecteur ; chap. troisième : Où le lecteur verra le grand Noé appliquer de vieilles mais éprouvées méthodes de management ; chap. cinquième : Où l’on verra poindre la rébellion et le début de la fin ; chap. septième : Où le lecteur assistera, impuissant, à la montée des complots, assassinats et prévarications en tous genres ; chap. huitième : Où le lecteur tombera des nues en découvrant les noirs desseins de Mme Noé, ce avec l’aide de Dieu, mais pas seulement.

Un conte de faits pour adultes déjanté et jubilatoire ? Oui, quoique, quoique, en y pensant bien…

Né en 1959 à Strasbourg, l’auteur habite Paris près du lion de Denfert. Il déplore de n’avoir pu prendre part au Déluge, et précise qu’il n’a jamais rencontré Noé.