de William Boyd, traduit de l’anglais par Christiane Besse., aux éditions Seuil, 23€

Est-ce que Granny est ta vraie maman ? demande Jochen, à sa mère. – Bien sûr. Pourquoi ? – Je ne sais pas… Elle est si étrange.
Nous sommes au cœur de l’interminable vague de chaleur de l’été 1976 qui suffoque l’Angleterre. Ruth Gilmartin, qui est revenue d’Allemagne pour terminer sa thèse à Oxford, rend visite à sa mère qui vit tranquillement dans un petit cottage cerné par une haie sauvage et ondulée de roses grimpantes et de clématites. La pelouse tondue à la main est d’un vert vif indécent, une insulte au soleil implacable.
Ce jour-là sa mère remet à Ruth un épais dossier intitulé L’histoire d’Eva Delectorskaya. Et lui demande de le lire. Il s’agit de sa propre histoire, celle d’une émigrée russe devenue agent des services secrets britanniques durant la seconde guerre mondiale. En 1940 un bureau dénommé le British Security Coordination fut installé au Rockefeller Center avec pour mission de persuader par tous les moyens – y compris la manipulation de nouvelles – les États-Unis à rentrer en guerre aux côtés de la Grande-Bretagne, alors même que le Congrès américain était anti-interventionniste et l’opinion américaine à 80% opposée à la guerre. Eva travailla pour cette organisation sous l’égide du séduisant Lucas Romer.
Pourquoi Eva demande-t-elle à Ruth aujourd’hui seulement de lire son histoire ? Quelles incidences cette découverte auront-elles sur la vie de Ruth ?
Une intense histoire d’espionnage, d’amour, de trahison, par un des très grands romanciers anglais contemporains, auteur, entre autres, de Un anglais sous les tropiques, Comme neige au soleil, Les Nouvelles Confessions, Brazzaville plage,…

Paru en janvier 2007. Roman. Broché. N&B. 334 pages.