de Olivier Deck, aux éditions Atelier In8, 4€

Gaspar était le dernier habitant du plateau des carrières. S’il mourait, qui s’en apercevrait ? Même le facteur ne montait plus chaque jour, et encore, Gaspar ne l’avait pas vu depuis au moins une semaine.

Gaspar avait continué, avec son cheval, à entretenir la voie ferrée qui reliait le plateau au bourg, plus d’un an après le passage du dernier train. C’est son grand-père qui avait inauguré la ligne aux commandes de la première machine à vapeur, ensuite son père avait été le conducteur de la dernière motrice à gasoil. Et puis un jour Gaspar renonce : À quoi bon s’esquinter ? Plus personne ne profitait de son travail, et après lui, qui prendrait soin des rails ? Tout finirait sous la terre et les herbes.

Pour l’heure Gaspar et son cheval sont partis au lever du jour. Ils vont au village, chez Léon, qui ferme à six heures. S’agit pas de traîner.

L’histoire d’un homme dont l’existence va être bouleversée. Tout comme son lecteur.

Une découverte, comme ça, par hasard, au milieu de livres bien plus épais, bien plus pesants, bien moins émouvants.