de David Descamps, aux éditions Les Allusifs, 13€

De prime abord, le sujet n’est pas de toute gaieté. Un jeune homme installé à Marseille doit remonter dans ses Flandres natales, qu’il a fuit il y a quelques années, pour mettre de l’ordre dans les « écritures » de son meilleur ami Dino qui s’est suicidé récemment. Ce dernier lui a laissé trois carnets noirs et des photos : toute son intimité, ses frustrations et ses angoisses. A cette lecture, le narrateur replonge dans son enfance, dans ses souvenirs et les excès de sa jeunesse avec cet ami, leur commune découverte de la vie, de la jouissance, des amitiés et des amours. Dans cette période où flattés par la vie ils ont vécu, ils ont connu le bonheur d’exister intensément.
L’apéritif des faibles est un premier roman d’une grande puissance, qui se place du côté de la vie, de ces moments d’éternité qu’elle sait offrir et que l’on voudrait capturer pour toujours.

(Célia)

Paru en janvier 2008. Roman. Ado-Adultes. 12×20 Cm. Broché. 101 pages.