de Chefdeville, aux éditions Le Dilettante, 17€

Un livre qui vous mettra de bonne humeur, pour peu que le politiquement incorrect ne vous effraye pas.
Le héros (ou l’auteur, on ne sait pas la part de fiction et de réalité que contient le récit, et ça participe de son charme) a écrit voilà quinze ans un unique roman policier et végète depuis entre sa bouteille de rhum et les pigeons de son balcon. Un coup de téléphone lui propose d’animer un atelier d’écriture dans un collège de ZEP (Zone d’Education prioritaire). Ce n’est pas que ça le tente vraiment mais, bon, c’est payé.
Il rapplique avec sa culture de blouson noir sur une planète dont il ne soupçonnait même pas l’existence : des presque adultes de 4° partagent la classes en communautés qui pratiquent l’agression verbale (pour commencer) en continu. Beurs, blacks et gitans ne sont contenus que par les bimbos de banlieue qui pratiquent en virtuose le vocabulaire des charretiers. L’occasion pour le lecteur d’un rajeunissement linguistique indispensable…
Ce regard de Candide sur les établissements « difficiles » qui n’épargne ni les élèves, ni les profs, ni l’administration, ni lui-même est hilarant de bout en bout, jusqu’à ce que notre héros, qui s’est inventé un passé de caïd international pour essayer de maîtriser sa classe, ne retrouve sa vieille bagnole fracassée et ainsi taguée sur les portières : Feuque la mafia russe !

Paru en janvier 2009. Roman. 12×18 Cm. Broché. 252 pages.