de Colette Pellissier, aux éditions Delphine Montalant, 12€

Un premier roman, surprenant.
27 instants – 1 à 3 pages – choisis dans la vie d’une famille. Au début on peut penser qu’il s’agit de nouvelles tant le texte est ciselé et tant les “chutes” qui closent ces tranches de vie, sont imprévues et étonnantes. Et puis vite on découvre les fils rouges qui traversent les textes.
Il s’agit bien d’un roman. Celui d’une famille. Le père et la mère: un couple qui se délite peu à peu de déchirures en ravaudages. Et trois enfants: Lucien l’aîné qui entre en adolescence sous l’œil étonné de Paco, le cadet prêt à sortir de l’ombre de son grand frère qu’il admire et à émerger de cette enfance douceâtre et prévisible dans laquelle il se sent englué et puis la petite Mouna, vive, astucieuse confrontée aux mystères des choses de la vie.
Il y a aussi Tonton Mich, qui durant la semaine habite un endroit où l’on s’occupe de lui, qui a toujours faim et qui s’énerve si la télé n’est pas mise très fort. Et qui joue avec Mouna.
Tous ces moments sont décrits dans une langue simple, sans apprêts avec une remarquable justesse de ton.
Un vif plaisir de lecture
n.b. Les couvertures des livres édités par Delphine Montalant sont toujours très réussies. Celle-ci l’est particulièrement.

Paru en août 2007. 80 pages.