de William Bayer et Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Gérard de Chergé, aux éditions Rivages/noir, 9€

Voici un bouquin tout à fait passionnant : une intrigue forte, des personnages fort bien campés avec une analyse psychologique très affûtée de leurs motivations et comportements.
Barbara Fulraine, une femme de la haute, et Tom Jessup, un modeste professeur, sont assassinés alors qu’ils faisaient l’amour dans un motel bas de gamme de Calista, ville du middle-west américain. Un double meurtre qui n’a jamais été élucidé.
Vingt-six ans plus tard, à l’occasion d’un procès spectaculaire, David Weiss, dessinateur judiciaire, revient à Calista, ville où il a grandi. Il va enquêter pour trouver une réponse à la question qui le hante : pourquoi ce double meurtre sordide ?
Si David recherche avec une telle ardeur ce qui s’est passé c’est parce que son père était le psychiatre de Barbara, qu’il s’est suicidé quelque temps après le double meurtre et que la raison de ce suicide pourrait être, comme le pensent certains, qu’il n’a pas résisté aux charmes de sa cliente.
David entrera en possession des carnets de son père dans lesquels sera décrite la névrose de Barbara et le déroulement de l’analyse. Plus tard il trouvera du journal de Barbara. Ces documents mis en résonance donnent à l’intrigue une densité supplémentaire qui la rend passionnante.
Un roman noir extrêmement riche et fascinant.

Polar. 354 pages.