de Rhéa Galanaki, traduction de Loïc Marcou
Ed. Galaade, 304 page, 24€

ultimehumiliation-02« Il faut que tu rêves d’Athènes. Je te demande simplement de rêver d’Athènes, de ton Athènes à toi. »

« C’était l’âme d’une ville qui expirait devant elles. »

Parce qu’elles ne se fient plus à la télévision pour apprendre ce qui se passe dans Athènes, Tirésia et Nymphe, deux vieilles dames déjantées, habillées comme si on était en plein carnaval, décident de s’évader, sous le regard inquiet de leur chat Balthazar, du foyer social dans lequel elles vivent pour participer à la manifestation du 12 février 2012. Commence alors une extraordinaire odyssée dans une ville en guerre, où elles retrouvent, opposés dans un face-à-face vertigineux, Takis, qui a rejoint les rangs des néo-nazis de l’Aube dorée et l’anarchiste Oreste. Qu’adviendra-t-il au terme d’un voyage pendant lequel, après s’être perdues dans Athènes au milieu des manifestants, des gaz lacrymogènes, des combats et des incendies ravageant le centre, les deux bonnes femmes auront été réduites à l’état de SDF ?
Avec ce très beau roman initiatique qu’est L’Ultime Humiliation, Rhéa Galanaki nous offre un récit saisissant et ambitieux sur la « crise » et les racines du mal, interrogeant ainsi l’identité et la destinée de la Grèce contemporaine.