de Jedediah Berry et Traduit de l’américain par Philippe Rouart, aux éditions Denoël, collection Denoël & d’ailleurs, 23.5€

Nous sommes dans un monde futur où la technologie n’a pas beaucoup évolué (ce pourrait être celui du film Brazil) et où le seul progrès, si progrès il y a, c’est concentré sur le contrôle des esprits.
Charles Unwin est clerc aux écritures à l’Agence, l’espèce de bureaucratie orwellienne qui contrôle les faits et geste de tous. Son travail est de donner de l’allure aux rapports que lui transmet le détective Travis Sivart, celui qui a résolu le mystère de la disparition du 12 novembre (car l’an passé le 12 novembre a disparu). Sivart disparaît à son tour et notre gratte-papier est promu à sa place. Essayant de démêler ce qu’il pense être une erreur administrative il va se retrouver au centre de l’affrontement qui oppose le superviseur de l’Agence et Enoch Hoffman –qui a détourné pour ses fins maléfiques la troupe de « la fête N’Est-Plus-En-Marche ». Mais où est le Bien, où est le Mal ?
C’est malicieux, bourré de clins d’oeil, peuplé de somnambules et de beautés fatales –et de beautés fatales somnambules. Bref, on en redemande.

Paru en avril 2010. Science-Fiction. 14×21 Cm. Broché. 383 pages.