Selon une étude réalisée par l’Observatoire de la petite entreprise FCGA – Banque Populaire, « tous les voyants sont au rouge dans la plupart des professions analysées » . Mais les librairies indépendantes se portent mieux, ou plutôt moins mal, leur indice passant de -2% en 2012 à -0,1 % pour 2013.

« Contre toute attente, les librairies-papeteries-dépôts de presse de proximité réalisent la plus forte hausse de chiffre d’affaires en 2013, toutes professions confondues : +8 %. Un exploit qui s’explique probablement par trois facteurs principaux : l’essoufflement des grands sites de vente de livres en ligne, la faillite de deux acteurs majeurs de la distribution de biens culturels et l’attachement renouvelé des consommateurs aux librairies traditionnelles »

Christiane Compagny, présidente de la Fédération des centres de gestion agréés, note également « Même si l’indice moyen d’activité s’améliore (-0,1 %, contre -2 % en 2012), quasiment tous les secteurs sont fragilisés et l’absence de perspectives à court ou moyen terme a un effet dévastateur sur le moral des entrepreneurs. » Puis elle précise « L’essoufflement des sites de vente en ligne, dont les modèles économiques ont été dénoncés par les médias et les syndicats, ainsi que la disparition de deux grandes enseignes spécialisées dans les biens culturels explique en partie ce regain d’activité. »

Deux nuances s’imposent : Virgin et Chapitre n’étaient pas installés dans tous les centres-villes et tous les clients n’ont pas été répercutés sur les librairies indépendantes.

Il faut rester prudent : le chiffre d’affaires des librairies est toujours très variable d’une année à l’autre.