La vie de Janusz Korczak aura été un long engagement et un exemplaire refus de soumission, dédiés aux enfants et leurs droits. L’organisation du prix littéraire portant son nom, créé avec l’auteur Eglal Errera en 2008, a tout de suite séduit Annie Falzini, la libraire de L’Oiseau-Lire d’Evreux,  qui s’est aussitôt lancée dans l’aventure, participant  à la sélection des livres et au lancement du prix. Cette année, date anniversaire de la mort de Janusz Korczak, le thème privilégié était celui de l’enfant dans la guerre. Annie Falzini a rencontré un enseignant ayant participé à l’aventure… (par Annie Falzini, librairie L’oiseau Lire, Evreux)

Dès sa création, j’ai présenté le Prix Janusz Korczak à deux enseignants de  ZEP, M. Despérez et M. Petit. Je me doutais qu’ils seraient intéressés par le projet… Et je ne me suis pas trompée!  Si, bien sûr, je trouve beaucoup d’intérêt à promouvoir ce prix dans les différentes écoles participantes, je dois dire que je trouve particulièrement enthousiasmant de le mener avec ces enseignants de ZEP motivés et passionnés. J’ai assisté aux rencontres de leurs classes avec les auteurs et, comme ces derniers, j’ai été impressionnée par la qualité du dialogue, par la spontanéité des enfants. C’est pourquoi j’ai eu envie d’interroger M. Petit, grâce à qui, en 2011, le projet a pris une nouvelle ampleur.

ANNIE FALZINI:Vous participez à ce prix depuis sa création. Pourquoi vous êtes-vous investi dans celui-là plutôt qu’un autre, le Prix des Dévoreurs par exemple, également organisé dans le département?
M. PETIT: Les livres proposés dans le cadre du Prix Janusz Korczak sont variés: albums, recueils de poèmes, romans. Ils sont plus abordables que ceux des Dévoreurs; je souhaite principalement que la lecture devienne un plaisir pour mes élèves, et je veux donc, pour les y amener, éviter de les mettre en échec. Par ailleurs, nous cherchions également à établir une passerelle entre les différents programmes (d’histoire principalement) et la littérature. Le prix nous a permis d’aborder des thèmes historiques sous d’autres angles que ceux proposés dans les manuels. Et c’est frappant, la manière dont les élèves intègrent beaucoup mieux ces notions lorsqu’ils peuvent se projeter dans la peau des personnages…

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