RequiemPaysanEspagnol2de Ramón Sender, traduction de Jean-Paul Cortada, aux éditions Le Nouvel Attila, 15€

« Celui qui meurt, qu’il soit riche ou pauvre, est toujours tout seul, même si les autres vont le voir. La vie est ainsi, et Dieu qui l’a créée sait pourquoi. »

Deux récits de la guerre civile espagnole. Deux paraboles étincelantes sur la justice et la culpabilité.

1936. Un vieux prêtre, Mosen Millan, s’apprête à célébrer une messe de requiem pour un jeune homme du village : un jeune républicain qu’il a vu naître et grandir, et qui a été exécuté par les phalangistes… à cause de lui… et malgré lui !

Le récit, très bref et resserré, est organisé selon les souvenirs du prêtre, qui déroule la vie du jeune homme et, à travers lui, d’un village aragonais typique aux débuts de la République espagnole. Les premières actions républicaines se heurtent alors à la puissance des notables locaux, et à l’arrivée d’une troupe de phalangistes soutenant les droits de ces derniers, au besoin par la terreur et par la violence.

Le Requiem est ici suivi d’un texte posthume, totalement inédit en français, encore plus bref et frappant s’il se peut : Le Gué. Une jeune fille est persuadée d’avoir dénoncé aux autorités son beau-frère — dont elle était amoureuse — par dépit et jalousie. Ce souvenir, et ce secret, la hantent quotidiennement…

À part dans l’œuvre de Ramón Sender, Requiem et Le Gué en sont la face la plus pure.

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