de Laura Pariani et Traduit de l’italien par Dominique Vittoz, aux éditions Flammarion, 14€

Le 31 juillet 1944, Tonio se réveille, nauséeux, à bord d’un étrange autobus blanc en partance pour Dieu sait où. Il se souvient d’avoir un peu forcé sur le whisky la veille, avec les autres pilotes, pour se donner courage avant de partir en mission… Il se souvient aussi qu’il doit écrire une lettre à Consuelo, sa rose, sa passion, sa douleur…
On l’aura compris, c’est Antoine de Saint-Exupéry qui est au centre de ce bref texte poétique, scandé par les paroles d’un tango obsédant, dans cette zone floue où, dit-on, on revoit sa vie en un clin d’œil, à peine le temps qu’un avion s’abîme en Méditerranée.
On sent que l’auteur, italo-argentine, a longuement mûri son livre avant d’oser affronter le mythe Saint-Ex. Et c’est parce qu’elle a su disparaître derrière lui qu’elle a parfaitement réussi son hommage.

Paru en septembre 2007. Roman. Ado-Adultes. 14×21 Cm. Cartonné. 124 pages.