de Pascal Mercier et Traduit de l’allemand (Suisse) par Nicole Casanova, aux éditions Maren Sell, 22€

Raimund Gregorius a 57 ans. Il mène la vie rangée et routinière d’un professeur de langues anciennes dans un lycée de Berne. Et voici qu’un jour, subitement, à la suite de deux évènements, la rencontre avec une femme penchée sur le parapet d’un pont sous une pluie battante dont le portugais est la langue maternelle et la découverte d’un livre d’un poète portugais, Amadeu de Prado, il quitte cette vie routinière et prend le premier train pour Lisbonne.
Il s’enfuit, sans se retourner, hors de sa vie si sûre, si prévisible. Arrivé à Lisbonne, dont la beauté le séduit, il va inlassablement enquêter pour savoir qui était véritablement cet Amadeu de Prado : médecin, poète, militant engagé contre la dictature de Salazar qui a cependant sauvé la vie de l’homme de la police secrète qu’on appelait le boucher.
Lors de cette quête il rencontre celles et ceux qui ont côtoyé Prado, et en particulier des femmes étonnantes. Vous l’aurez compris cette enquête est aussi l’occasion de l’exploration de ses propres sentiments, d’une réflexion sur ses choix passés.
Un livre d’une intensité et d’une profondeur tout à fait inhabituelles ; plus on avance dans le livre plus on ralentit la lecture pour en goûter toute la richesse.
n.b. Pascal Mercier, né en 1944 à Berne, vit actuellement à Berlin où il enseigne la philosophie.
Ce livre a obtenu le Prix des librairies Initiales roman étranger.

Paru en septembre 2006. Roman. 492 pages.