de Laurence Tardieu, aux éditions Stock, 17€

Un coup de téléphone. Votre voix. Je ne l’avais pas oubliée. Même en six ans. Ça reste gravée au plus profond de vous, dans un endroit très secret que vous êtes la seule à connaître, un endroit qui parfois vous fait du mal, parfois du bien. Ça dépend des jours. Ça dépend de la mélancolie des jours.
Ils vont se revoir. Six ans après une longue soirée passée ensemble le temps d’une fête. Mais je ne vais rien vous dire de cette soirée ni de ce qui va se passer entre eux.
Sachez que ce livre est un hymne au désir, ce lien secret, à l’éblouissement du désir, au bonheur d’aimer, de vivre, qu’il chante aussi l’enfance et la création littéraire dans lesquels le temps ne se déroule plus de façon linéaire. Sachez encore que ce livre est fort bien écrit et que les sentiments font l’objet d’une analyse psychologique fine, rigoureuse et pénétrante. Qui peut se croire assez fort pour ne jamais chuter, pour ne pas désirer céder à ce qui un instant l’a fait défaillir ? J’ai peur de vous revoir, mais comme j’en suis heureuse (…) Le temps finit-il par avoir raison des instants qu’on avait cru inoubliables ? (…) Qu’est ce qui est le moins dangereux ? Se souvenir ? Oublier ? Qu’est-ce qui est le plus violent ? (…) Avec certains être, très rares, il faudrait ne pas parler (…) « Ce n’est pas grave, on peut avoir de la mémoire pour deux » C’est la plus belle phrase d’amour qu’on m’ait jamais dite (…) Avec vous j’ai compris que le sentiment d’éternité ne s’inscrit pas dans l’avenir, mais dans la profondeur et la défaillance vertigineuse du présent (…) Tu avais introduit dans ma vie l’attente, le rêve, le désir (…)
Par l’auteur de Puisque rien ne dure – prix Alain Fournier – un livre que nous avions aussi vivement recommandé et de Rêve d’amour .

Roman. 240 pages.