de Siegfried Lenz et Traduit de l’allemand par Odile Demange, aux éditions Robert Laffont, collection Pavillons, 16€

Avec La leçon d’allemand Siegfried Lenz réveillait il y a quarante ans les consciences germaniques. Loin de la fureur du monde et au plus près de la mécanique fragile des émotions, c’est aujourd’hui une leçon de littérature qu’il nous donne dans Une minute de silence.
Dans un lycée près de la Baltique se déroule une cérémonie à la mémoire d’une jeune professeur d’anglais périe en mer, Stella. Le récit en est fait par Christian, l’élève qui l’aimait, qu’elle aimait sûrement. Tout l’équilibre pathétique du roman vacille entre l’évocation solaire des moments partagés, cette relation marginale que les difficultés renforcent, et l’évidence terrible de la séparation sans appel.
La sobriété de l’écriture, son fil tendu et vibrant, nous laissent au-delà des larmes, et curieusement plus forts, lavés de nos frilosités. Oui, l’amour est la plus belle des aventures humaines qu’il nous est donné de vivre, quel qu’en soit le prix. C’est un vieil homme qui nous le dit.

Paru en mars 2009. Roman. 14×22 Cm. Broché. 124 pages.